Samedi 12 juillet 2008
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16:40
C’est le grand jour ! Nous nous levons à 4 h pour attraper le bus qui part à 5 h de Puerto Jimenez en direction de San José. Le bus est déjà bien rempli ! Après 45 min de piste caillouteuse, nous
descendons au hameau de la Palma. A cet endroit, nous sommes encore à 13 kms de l’entrée du parc Corcovado (station de Los Patos), et il n’y a plus de transport en commun pour s’y rendre. Deux
solutions pour y aller : la marche ou bien trouver un Taxi 4*4 pour nous y déposer. Seulement deux autres personnes sont descendus en même temps que nous à la Palma. Après quelques phrases en
anglais, on se rend compte que l’on est tous les 4 français ! Aurélie et Ulrich ont le même programme que nous et ne souhaitent pas plus que nous marcher jusqu’à Los Patos. Nous nous rendons donc
ensemble à l’unique Soda du coin afin de trouver un chauffeur. Le ticos derrière son comptoir semble avoir l’habitude, il passe un coup de file, et 30 min plus tard nous voyons arriver notre
bétaillère 4*4 ! Le chauffeur nous propose de nous avancer de 10 kms pour 10$ par personne. Nous grimpons à l’arrière du pick-up. C’est parti pour 20 min de manège dans le lit d’une rivière. Nous
nous enfonçons petit à petit vers l’inconnu.
Notre sympathique chauffeur nous dépose comme convenu au pied d’un sentier. Il est 7h15, il nous reste 2,5 kms de sérieuse grimpette pour arriver à l’entrée du parc Corcovado.
Nous faisons nos premiers pas dans la forêt primaire. La végétation est incroyablement dense et verte ! Il fait déjà chaud et il ne nous faut pas longtemps pour être trempé de sueur. Nous
tapons déjà dans nos 6 litres d’eau qui alourdissent considérablement nos sacs ! Après 1 heure de marche et l’observation de nos premiers animaux (écureuil, agouti, capucins et singe
araignée), nous débouchons sur une petite clairière. Nous sommes à Los Patos !
Nos deux compagnons qui n’ont pas réservé leur droit d’accès au parc, croisent les doigts pour ne pas se faire refouler par les Rangers ! Un Ranger un peu zélé épluche notre autorisation et
recontrôle nos justificatifs de paiements. Aurélie et Ulrich entament de sérieuses négociations. Heureusement pour eux, ils peuvent justifier d’une tente et de vives car il n’y a plus de
place disponible à la station de la Sirena pour passer la nuit. En 30 min, ils décrochent le précieux sésame (il nous aura fallu plus d’un mois !). Il est 8h45, nous rentrons dans le parc
Corcovado que le National Geographic qualifie : « d’endroit le plus extraordinaire de la planète d’un point de vue biologique ». Rien que ça ! En effet, 2,5 % de l’ensemble des espèces
animales de la planète sont endémiques à la péninsule d’Osa et à Corcovado. Nous sommes à 17 kms de la station de la Sirena où nous passerons la nuit. Le chemin argileux grimpe pendant plus
d’une heure. Tout semble démesuré : arbres, racines, feuilles, lianes. Impossible de s’écarter du chemin tant la végétation est exubérante.
Côté faune, malgré l’heure déjà avancée et le bruit de nos déplacements, nous observons de magnifiques papillons Morpho (bleu électrique), des sortes de dindons, des termitières géantes et
des armadas de fourmis trimballant des charges démesurées. Nous sommes 7 à faire ce parcours aujourd’hui. Un guide Costa Ricain et deux américains sont également rentrés dans Corcovado par
Los Patos ce matin. Nous passons dix minutes avec eux, le guide nous montre une empreinte de Puma et des espèces de petits piranhas dans une rivière.
Côté faune, malgré l’heure déjà avancée et le bruit de nos déplacements, nous observons de magnifiques papillons Morpho (bleu électrique), des sortes de dindons, des termitières géantes
et des armadas de fourmis trimballant des charges démesurées. Nous sommes 7 à faire ce parcours aujourd’hui. Un guide Costa Ricain et deux américains sont également rentrés dans Corcovado
par Los Patos ce matin. Nous passons dix minutes avec eux, le guide nous montre une empreinte de Puma et des espèces de petits piranhas dans une rivière.
Epuisés, nous nous arrêtons pour recharger les batteries. Après environ 5 heures de marche. La frayeur ! Je manque de poser le pied sur une vipère d’environ 50 cms couleur végétation !
Elle se faisait dorer dans l’herbe au soleil et détale à moins de 10 cms de ma chaussure. Vu l’isolement et la petite poignée de vipères potentiellement mortelles dans ce parc, la fin du
parcours ne se fait pas dans la plus grande sérénité. Nous ne posons plus un pied sans avoir scrupuleusement observé le terrain. La fatigue se fait sentir. Les derniers Kms paraissent
interminables car il n’y a aucune indication ! Après 7h45 de marche, nous arrivons enfin à la station de La Sirena. La Sirena est matérialisée par une grande bâtisse en bois et une piste
herbeuse de 1 km de long conduisant à la mer. Quel bonheur de se débarrasser du sac à dos ! Nous devons justifier à nouveau de notre réservation et de nos virements auprès du Ranger qui
nous montre ensuite notre chambre. La chambre est sommaire et sombre. Nous prenons nos quartiers dans notre lit superposé après avoir scruté tous les coins de la pièce. Nous installons
notre moustiquaire pour la nuit puis. Nous rejoignons nos deux compagnons qui ont installé leur tente sur une grande estrade à l’intérieur du bâtiment et nous filons jusqu’à la mer avant
que la nuit tombe. Les singes se balancent dans les arbres. Nous apercevons dans les hautes herbes un Tapir de Baird, sorte de petit hippopotame avec un museau proéminant. La vue sur le
pacifique et la côte sauvage est splendide ! L’isolement est total ! Nous remontons la piste de nuit sous le cri terrifiant des singes hurleurs… Les panneaux solaires fournissent une
heure d’électricité chaque jour. Nous en profitons pour nous doucher. Nous préparons notre diner à la lumière de la lampe frontale. Il est 20h30 quand nous rejoignons notre chambre.
Par Boivin Jerome
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Publié dans : Costa Rica 2008
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