Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 16:37
Le cri des singes hurleurs nous tirent du sommeil à 3h50 ! Impossible de se rendormir, ils sont tout proches. Nous sortons de la moustiquaire à 4h30 et partons de nuit vers la mer. A 5 heures, le soleil fait son apparition sur le pacifique.





















Petit à petit, la jungle s’éveille. Les singes araignées entament leur petit-déjeuner suspendus par la queue et les coatis pointent le bout de leur nez à la recherche de crabes. Le spectacle nous conforte dans notre choix de rester une journée complète autour du poste de la Sirena.

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Nous accompagnons nos deux camarades de la veille jusqu’au Rio Claro. Leur planning les oblige à sortir de Corcovado aujourd’hui par la station de la Leona. Un gros tapir fait son apparition sur la plage tandis que les aras rouges se posent dans les amandiers. Nous profitons de leur traversée du Rio Claro pour nous rassurer, demain ce sera notre tour ! Pas l’ombre d’un crocodile ou d’un requin ! La traversée ne pose aucun problème à marée basse. Nous regagnons le poste de la Sirena par la forêt. La rencontre de la vipère de la veille est toujours dans les esprits. Après notre petit-déj et une lessive, nous discutons avec le guide Costa-Ricain rencontré la veille. Il est né et a grandi dans cette forêt. Lorsqu’en 1975, le gouvernement proclame ce territoire « parc national », ses parents et lui ont été expropriés en périphérie du parc. Après avoir passé les diplômes nécessaires et appris l’anglais, il est devenu guide dans Corcovado. Je lui parle du serpent rencontré la veille, il sort alors ses fiches documentées. Deux serpents correspondent à la description, un des deux est classé dans les venimeux…Oups ! Le guide nous parle alors des dangers du parc. Selon lui, les deux principaux dangers sont la déshydratation et les serpents. Chaque année, des accidents parfois mortels se produisent dans le parc. Le dernier en date : il y a une semaine ! Trois touristes avaient entrepris la traversée entre Los Patos et La Sirena. L’un d’eux marchait avec quelques minutes d’avance. Lorsque ses deux amis l’ont rattrapé, ils l’ont découvert gisant au sol, incapable d’articuler un mot et saignant abondamment par le nez. Ils sont alors partis en courant au poste de La Sirena pour prévenir les Rangers. Lorsqu’ils sont revenus à son niveau, le malheureux rendait l’âme 5 min plus tard. L’autopsie du corps n’était pas encore connue, mais d’après le guide, il y avait de grande chance que cela soit une morsure de vipère…Autre anecdote : 1 mois plus tôt aux sanitaires de la station de la Sirena, une personne a fait la désagréable rencontre avec une vipère « Fer de Lance », considérée comme la plus dangereuse du pays. La morsure de la « fer de Lance » ne laisse aucune chance ! Le malheureux était en fait chanceux ! La « Fer de Lance » a planté ses deux crochets sur la lanière d’une de ses sandales…
Nous ne saurons jamais si ces anecdotes n’ont pas été inventées ou déformées uniquement dans le but d’effrayer deux touristes sans guide dans le parc! Toujours est il que le guide nous semble sérieux, honnête et que visiblement, il connaît parfaitement la forêt et sa faune. Après nous avoir montré les cicatrices de sa propre morsure à l’age de 16 ans, il nous abandonne pour rejoindre ses deux clients américains…
Plus prudent que jamais, nous prenons la direction du Rio Sirena. A marée haute, il est possible d’observer des crocodiles et des requins. De la berge, nous pouvons observer 4 ou 5 beaux crocos ! Impressionnant ! Nous déclinons l’offre de trois Israéliens qui nous invitent à les voir de plus près grâce à une petite barque et des pagaies de fortune.

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Nous rencontrons un scientifique Costa Ricain venu passer quelques semaines dans le parc pour diverses études. Cet après-midi, il étudie la salinité de l’eau du Rio Sirena, et ce soir il étudiera les tapirs. A son tour il y va de sa petite anecdote : Un de ses collègues qui étudie les tapirs la nuit a déjà été attaqué par un pumas. Il a réussi à s’en sortir vivant grâce à son coupe-coupe… Après nous avoir fait goûter des fruits sauvages ressemblant à des petites figues, il retourne à ses occupations. Nous prenons le chemin du retour. Outre les singes, nous pouvons observer à quelques mètres de nous un Tapir de Baird. Après 30 secondes il prend peur et s’enfuie. Nous rentrons par la plage. Le tapir refait son apparition à deux reprises.

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Soudain, une goutte, puis deux, puis le déluge… Nous gouttons pour la première fois à une pluie tropicale. Nous protégeons comme nous pouvons les appareils photos et documents sensibles (passeports…) et accelerons le pas pour remonter toute la piste d’atterrissage. En quelques secondes nous sommes trempés jusqu’aux os. Une fois à l’abri, nous faisons l’état des lieux. Et là : surprise ! On se rend compte que l’on a oublié le Lonely Planet et la carte du parc à l’endroit où nous avons observé le Tapir. Va t’on le retrouver demain matin et dans quel état ? La nuit tombe. Après 3 ou 4 heures, le déluge cesse et nous allons nous coucher.

Par Boivin Jerome - Publié dans : Costa Rica 2008
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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 16:36
Debout 4 heures. Nous retournons chercher notre « Lonely Planet » qui a passé la nuit dans la forêt sous un déluge tropical. Il a doublé de volume et de poids, il sent un peu fort, mais il pourra toujours nous être utile. A 5h45, nous arrivons au Rio Claro. Cette rivère est uniquement franchissable à marée basse, nous devons encore patienter une demi-heure. Deux possibilités pour la traverser : au niveau de l’embouchure ou 200 m plus haut. Nous choisissons la traversée au niveau de la mer. Il y a plus de courant a cet endroit mais la distance à parcourir est beaucoup moins importante. Nous apercevons le guide Costa Ricain et les deux touristes américains qui ont choisi la deuxième alternative. Ils ont de l’eau aux genoux pendant 3 ou 4 min…et ne semblent pas terrifiés par l’idée de croiser la route d’un croco. Peu de temps après un Tapir de Baird effectue la traversée dans le sens contraire.






















Etant donné que nous ne sommes que 5 à réaliser ce parcours aujourd’hui, nous essayons de suivre les 3 autres, mais très vite ils nous distancent définitivement. Nous longeons la côte en alternant entre plage et forêt en direction de Carate (20 Kms). La marche avec les sacs dans le sable est épuisante sous ce cagnard de plomb. Dès 7 heures, nous transpirons à grosse goutte. 3 Litres d’eau par personne ne seront pas de trop. Les paysages sont de toute beauté : plage de sable noir, vagues du pacifique, cocotiers, amandiers…difficile de faire plus sauvage. Coté faune, le spectacle est partout. Singes dans les arbres ; aras rouges et pélicans bruns dans le ciel ; échassiers, crabes et Bernard-l’hermite sur le sable….
























Nous croisons la route d’une grande famille coatis : au moins 6 adultes et une quinzaine de bébés trop mignons qui jouent et grimpent aux arbres ! ouah, ça vaut quand même le coup d’en baver ! Nous atteignons le poste des Rangers de la Leona à 11h45. La Leona est la porte de sortie du Parc Corcovado.

 




















Les 3,5 derniers kms jusqu’à Carate s’effectuent sur la plage. Carate n’est rien d’autre qu’une piste d’atterrissage et une pulperia (bar). Nous arrivons à 13h, tout heureux de nous délester de nos sacs et de nous enfiler une bonne bière. C’est le Far West ici ! Le taxi « colectivo » ne passe qu’à 16 heures. Nous patientons en compagnie des deux seuls clients du bar : le propriétaire américain et un Irlandais qui tuent le temps en buvant des bières . Un troisième type arrive au volant d’un pick-up. Il nous propose de nous emmener jusqu’au Capo Matapalo.





















Après une bonne heure et 4 ou 5 bières avec ses copains, il nous grimpe à l’arrière de son pick-up. C’est parti pour 45 min de piste caillouteuse à grande vitesse. Ca secoue sérieusement, mais ça n’empêche pas notre chauffeur de s’allumer un petit pétard pour la route. Il nous dépose à 15h45 devant l’hôtel « Ojo Del Mar »que nous avons choisi pour nous remettre de ces 3 jours d’aventure ! Nous nous présentons dégoulinant de sueur et couvert de crasse à la réception. La maîtresse de maison nous emmène dans notre magnifique cabane tout en bois perdue dans la végétation. Ce soir c’est repos : une bonne douche, un petit tour à la mer pour regarder quelques surfeurs, puis un bon repas maison dans la « Casa Grande » de l’hôtel. La soirée se termine dans le hamac de notre cabane à la lueur d’une bougie.



















Par Boivin Jerome - Publié dans : Costa Rica 2008
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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 16:35
Pour la première fois depuis notre arrivée au Costa Rica, nous n’avons pas mis de réveil ce matin. La cabane étant entièrement ouverte sur la nature, la lumière du jour et le chant des oiseaux nous sortent tout doucement de notre sommeil.




Après un petit déjeuner à base de fruits et de pancakes, nous partons explorer les environs. Nous prenons un bon bain à la Playa Pan Dulce. L’eau est chaude mais elle est trouble et ne se prête pas au snorkeling. Nous partons ensuite à la Playa Matapalo où nous restons une bonne heure à regarder les surfeurs. Ce n’est pas la saison du surf, mais le spectacle est déjà impressionnant.


Nous pouvons observer quelques dauphins, des fous de bassans bruns et des aras rouges dans les amandiers. Après avoir cherché une cascade introuvable, nous retournons nous baigner dans une eau turquoise puis allons manger à la sympathique pulperia « Buena Esperanza » à côte de notre hôtel.









































Après une sieste dans notre cabane et un tour à la plage, nous prenons la direction de l’hôtel Lapa Rios, un des plus réputé du pays. Les chambres y sont hors de prix, mais il est possible d’aller prendre un verre en terrasse et profiter de la vue plongeante sur la forêt et le Golfo Dulce. Après 15 min de marche, un 4*4 s’arrête à notre hauteur et un employé de l’hôtel nous propose de nous monter jusqu’au Lapa Rios. Nous sirotons un jus d’ananas et de mangue devant ce panorama exceptionnel.





















On aperçoit au loin des singes, un magnifique toucan vient se poser à 10 mètres de nous. Nous redescendons avant la tombée de la nuit et allons manger au « Buena Esperanza » qui est très animé ce soir. Retour vers 20h à OJO Del Mar. Une petite grenouille s’est incrusté dans notre cabane. Serait-ce un signe de pluie ?





















Par Boivin Jerome - Publié dans : Costa Rica 2008
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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 16:34
Et oui ! la petite grenouille annonçait bien la pluie ! C’est le déluge depuis 5 heures du matin. On profite du confort de notre magnifique cabane et allons déjeuner à la « casa Grande ». Le petit déj est copieux : Omelette, muesli, fruits…


Nous devons maintenant programmer notre retour à San Jose. Deux possibilités s’offrent à nous. La première consiste à retourner à Puerto Jimenez et prendre le bus de 11H pour San José (9H de trajet). Cette hypothèse bien qu’économique ne nous enchante pas particulièrement. La seconde consiste à prendre un des 4 ou 5 vols quotidiens vers San José (1h). La perspective de voler dans un petit coucou ne nous enchante guère plus ! Nous optons tout de même pour cette solution plus onéreuse mais qui nous permet de gagner une précieuse journée de vacances. La maîtresse de maison nous réserve par téléphone un vol à 13h30 sur la compagnie Sansa. (la compagnie Nature air affiche complet). Nous quittons notre magnifique hôtel vers 9h pour prendre le 4*4 collectivo en direction de Puerto Jimenez (40 min). Petit bémol à notre séjour à Ojo del Mar : l’excès de faux « Peace and Love » des 4 propriétaires allemands et la maîtresse de maison particulièrement antipathique.
A peine arrivés à Puerto Jimenez, nous fonçons directement à l’hôtel Oro Verde pour récupérer les affaires que nous avions laissées 5 jours plus tôt. Nous allons confirmer notre vol au guichet Sansa près de la piste d’atterrissage. Le type de Sansa nous annonce qu’il reste de la place sur le vol précédent à 12h30. Banco ! Nous avons juste le temps d’aller sur Internet pour donner nos premiers signes de vie depuis 5 jours. A 12 h, nous passons à la pesée.30 min plus tard, nous grimpons dans le gros moustique à hélices !



















 



Au fur et à mesure que nous prenons de la hauteur, nous découvrons vu du ciel la péninsule d’Osa et le Golfo Dulce. Quelques gros trous d’air nous rappellent à quel point nous ne sommes pas braves en avion. Nous atterrissons comme prévu à 13h30 à l’aéroport de San José. Notre objectif est maintenant d’avoir le dernier bus pour MonteVerde (départ à 14h30). Nous sautons donc dans le premier taxi. Le chauffeur un peu louche se faufile à travers des rues peu engageantes, mais nous dépose à14h10 à la gare routière. L’avion nous a permis de gagner un temps précieux et nous serons ce soir à Monteverde. ! Après un parcours à travers la cordillère de Tilaran, nous arrivons de nuit à 19h15 au village de Santa Elena où nous sommes accueillis par une volée de Rabatteurs. Nous nous fions à notre Lonely Planet et posons nos sacs à la pension Santa Elena. La chambre contraste avec notre nid douillet de la veille mais l’ambiance de l’auberge est très sympathique.(parties communes très agréables, Internet et café gratuit…).

Par Boivin Jerome - Publié dans : Costa Rica 2008
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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 16:33
Le réveil sonne à 5h. La région est très touristique et offre une pléiade d’activités en tout genre (tyrolienne dans la canopée, quad, ponts suspendus…). Les prix élevés et l’ambiance « usine à touristes » nous conforte dans le choix d’une activité plus classique. Nous optons pour la visite d’une forêt de nuages. Deux possibilités s’offrent à nous : la Réserve Monteverde ou la réserve Santa Elena. Notre choix se porte sur la seconde. Santa Elena a en effet la réputation d’être moins assaillie de touriste. Nous réservons le transport en minibus par l’intermédiaire de notre auberge. Après 20 min de trajet, nous franchissons les portes de la réserve à 7H. Nous sommes à 1500 m d’altitude et cela se ressent dans les températures. Dès nos premiers pas, nous faisons la rencontre de Charly le pécari (petit sanglier). Charly a choisi de délaisser la vie sauvage pour devenir la mascotte de Santa Elena. Il tente même de se frotter contre nous. Cette forêt est extrêmement humide. En effet, bien que ce ne soit pas la cas ce matin, elle est la plupart du temps plongée dans les nuages. Cette particularité en fait une forêt unique pour les botanistes avertis. Pour notre œil novice, cela se manifeste surtout par une densité impressionnante de végétation et une abondance de mousses, lichens, fougères et lianes.

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Bien décidés à observer les deux stars du parc (quetzal et paresseux), nous voilà partis pour 4 heures de marche. La balade est très agréable, mais il faut bien avouer que la faune n’est pas au rendez-vous. Quelques colibris et oiseaux ont bien pointés timidement le bout du bec, mais globalement la densité de végétation rend l’observation difficile. Nous nous consolons avec la splendide vue sur le volcan Arenal.

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Après un déjeuner au petit snack du parc, deux sympathiques suisses nous proposent de nous redescendre en voiture au village. Les services d’un guide leurs ont permis d’observer à la jumelle un Quetzal. De retour au village de Santa Elena, nous allons boire une bonne pina dans un bar construit autour d’un gigantesque ficus.

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Nous nous occupons ensuite d’acheter les billets pour nous rendre dès demain matin au volcan Arenal. Nous choisissons l’option Jeep-boat-Jeep qui nous permettra de gagner un temps précieux par rapport à l’option 100% bus. Nous passons l’après midi à trouver une activité dans cet endroit qui nous inspire pas vraiment. Nous nous décidons tout d’abord pour une visite des plantations de café Monteverde. Malheureusement, la dernière visite était à 13h. Il y a bien une autre plantation visitable, mais ça sent l’attrape touristes à plein nez. On laisse tomber cette idée est partons faire un tour à pied jusqu’au hameau de Monteverde. Pas grand chose à y faire, nous rentrons à Santa Elena et décidons d’aller visiter le serpentarium. Au programme : Quelques grenouilles colorées et un grand nombre de serpents vivants au Costa Rica dont certains extrêmement vénéneux :Vipère fer de lance, serpent corail… Deux serpents verts correspondent à celui sur lequel j’ai failli marcher dans Corcovado…l’un des deux est classé dans les vénéneux…mieux vaut ne pas savoir !

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Après quelques courses, nous allons avaler une pizza gigantesque et rentrons à la pension où nous finissons la soirée au bar devant un bon café.

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Par Boivin Jerome - Publié dans : Costa Rica 2008
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