Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 16:57

 



















Après environ 14 heures de vol sur Continental Airlines et une escale de 3 heures à New York, nous arrivons vers 20 h à l’aéroport international de San Jose. Le ciel est dégagé, il fait 22°c. A peine sorti de l’aéroport, sur les conseils de l’hôtel que nous avons réservé (hôtel Pacande) nous grimpons dans un taxi « orange » direction la petite ville d’Alajuela à 5 Kms de l’aéroport. Après un si long trajet, Alajuela est la solution de facilité pour se loger à proximité de l’aéroport et éviter ainsi le transit jusqu’à San José de nuit (30 Kms). Nous posons nos affaires et partons prendre la température dans les rues d’Alajuela. La petite ville est très animée, elle accueille en ce mois d’avril un festival d’arts de rue. Après une heure a déambuler dans le centre du village, nous rentrons à l’hôtel et nous nous endormons dans la foulée car un programme chargé nous attend !

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Par Boivin Jerome - Publié dans : Costa Rica 2008
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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 16:44
Le réveil sonne à 4h20. Objectif : être le plus tôt possible à Quepos sur la côte pacifique. Nous nous dirigeons vers la gare routière d’Alajuela et grimpons à 5h dans le premier bus direction San José (le jour se lève). 30 min plus tard nous marchons dans San Jose pour rejoindre la gare routière « Coca Cola » que nous atteignons en 10 min. A 6 heures, l’objectif est accompli, nous sommes dans le premier bus direction Quepos (169 Kms). Nous descendons de la vallée centrale vers la côte pacifique. La route est pentue et sinueuse, et malgré quelques frayeurs, nous sommes déjà enchantés des paysages rencontrés. Nous atteignons Quepos à 9h20 avec l’impression d’avoir déjà vécu une journée complète. Le soleil est déjà haut dans le ciel et il commence déjà à frapper. Nous nous empressons de trouver un hôtel pour la nuit afin de déposer nos sacs. Nous prenons la première chambre visitée, à l’hotel « mar y luna ». La chambre est plutôt quelconque mais elle est assez propre. Après un petit détour à notre cantine de Quepos « chez Sanchez » (vivement conseillée pour son rapport qualité/prix), nous grimpons dans un bus direction le parc national Manuel Antonio (le champignon sur la photo aérienne).

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Le parc est très beau mais assez petit. Même si Manuel Antonio est très visité, la faune y est facilement observable. Malgré l’heure peu propice pour l’observation des animaux, nous avons pu observer : coatis, agoutis, singes écureuil, raton laveur, pivert, échassiers, et de nombreux capucins à tête blanche (parfois à moins d’un mètre de nous).





















Après une petite baignade sur une très belle plage (notre première dans le pacifique !), nous sortons du parc vers 16h30 accompagnés du cri impressionnant des singes hurleurs. La chaleur (32°c) et l’humidité nous ont assoiffés ! Direction la terrasse d’un bar en bordure de plage où une bonne Pina Colada et des bruchettas nous requinquent ! La nuit tombe très vite (vers 17h15). Nous reprenons le bus direction Quepos (7kms). Après une bonne douche, nous entamons une petite sieste qui finalement nous est fatale .






















Par Boivin Jerome - Publié dans : Costa Rica 2008
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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 16:42
Nous nous levons à 6H30. Après un copieux petit déjeuner à notre cantine « chez Sanchez », nous reprenons le bus direction Manuel Antonio (7kms) où nous passons la matinée. Ce matin, nous ne rentrons pas dans le parc, nous marchons le long de la grande plage de sable blanc et dans le charmant petit village de Manuel Antonio qui se résume à une rue principale bordée d’échoppes et de bar-restaurant.






















Après un bon bain de soleil et un petit tour dans les rouleaux du pacifique, nous rentrons à Quepos à 13h. Nous avalons un « casados de Pollo » chez Sanchez. Le temps se couvre et la pluie ne tarde pas à faire son apparition. Après quelques courses, un petit tour sur Internet, un passage à la banque et un passage à l’hôtel pour récupérer nos sacs, nous prenons le bus direction San Isidro de El General à 15H30. Le bus est bondé, nous sommes debout la première heure. La chaleur et l’humidité nous font transpirer à grosses gouttes. La première partie du voyage entre Quepos et Dominical (47 kms) se fait sur une piste caillouteuse bordée de champs de palmiers à perte de vue (huile de palme) ! Le bus s’arrête toutes les 3 min pour embarquer ou se délester de passagers ! Il nous faudra plus de 2 heures pour rejoindre le petit village de Dominical sur la côte pacifique (réputé pour ses vagues). A partir de Dominical, le trajet se fait de nuit sur une route pentue et sinueuse ! Un peu glauque ce bus de nuit ! Nous arrivons à San Isidro à 19h30. Au premier abord, cette ville est loin d’être accueillante. Nous nous empressons de trouver un hôtel. Le premier visité est complet, nous trouvons une chambre correcte à l’hôtel Chirippo. Après quelques courses au supermarché du coin, nous ne trouvons rien de mieux que d’aller au Mc Do ! Cette ville ne nous inspire définitivement pas, nous rentrons à l’hôtel à 21 h.
Par Boivin Jerome - Publié dans : Costa Rica 2008
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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 16:41
Le réveil sonne à 5h20. San Isidro de El General a déjà meilleure allure à cette heure ci! Nous montons à 6h30 dans le bus direction Puerto Jimenez dans « la péninsule d’Osa » ! Ca fait plusieurs mois que l’on attend avec impatience ce moment ! Dans la première partie du trajet, entre San Isidro et Buenos Aires, la fameuse Interamericana traverse des plantations de café, d’ananas et de canne à sucre. En toile de fond, nous pouvons admirer la cordillère de Talamanca et le plus haut sommet d’Amérique Centrale (Mont Chirripo, 3820 m).




















Tout au long du voyage, les Ticos montent, descendent, chargent et déchargent diverses marchandises (bananes, médicaments…). Après une pause de 20 min à Buenos Aires, nous reprenons la route pour Puerto Jimenez.


Après avoir longé un petit canyon, nous quittons l’Interamericana au niveau de Chacarita pour nous enfoncer dans la péninsule d ‘Osa. A partir de ce moment, la route se transforme en une piste caillouteuse qui, dans un premier temps, surplombe magnifiquement le « Golfo Dulce » puis traverse des champs où paissent des vaches maigrichonnes et à bosses. Nous arrivons à Puerto Jimenez à 12 h. Ce gros village très poussiéreux à un goût de Far west. Nous posons nos sacs dans une grande chambre très propre avec balcon à l’hôtel OJO Verde. Puis nous fillons au resto central « Carolina » pour engloutir un casado de Pollo et un Hamburger. Une bonne partie de l’après midi sera consacrée à deux taches pas très drôles. La première : trouver une bombonne de Gaz adaptable sur notre réchaud. Après avoir retourné toutes les boutiques du bled, nous devons nous résoudre à racheter un réchaud (indispensable pour notre périple à venir). La seconde tâche, la plus importante, consiste à nous procurer le fameux sésame nous donnant le droit d’entrer dans le Parc National Corcovado. Nous courrons après depuis plus d’un mois ! un vrai parcours du combattant ! (10 mails, puis virement de France sur un compte en dollar, puis à nouveau 10 mails, puis complément en liquide dans une banque à Quepos car virement incomplet en raison des commissions bancaires, puis 10 mails pour prouver que nous avons tout payé, pour au final devoir se déplacer à leur office la veille de notre entrée dans le parc !!!). Après avoir bien cru que l’office était fermé en ce dimanche et que nous n’obtiendrons jamais notre papier, nous trouvons enfin la bonne porte grâce à un concours de circonstances ! Ouf ! on décroche enfin le sésame 30 min avant la fermeture de l’office ! Explosion de joie ! La fin d’après-midi est un peu plus zen : observation des aras rouges dans les amandiers et baignade sur la plage de sable noire du Golfo Dulce.






















La nuit tombe à 17h30. Après quelques courses, nous rentrons à l’hôtel pour préparer nos sacs en vu des trois jours qui nous attendent dans le Parc Corcovado. Nous nous délestons d’une bonne partie de nos affaires que nous confions pour quelques jours à l’hôtel. Nous nous endormons dans la moiteur de Puerto Jimenez .

Par Boivin Jerome - Publié dans : Costa Rica 2008
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Samedi 12 juillet 2008 6 12 /07 /Juil /2008 16:40
C’est le grand jour ! Nous nous levons à 4 h pour attraper le bus qui part à 5 h de Puerto Jimenez en direction de San José. Le bus est déjà bien rempli ! Après 45 min de piste caillouteuse, nous descendons au hameau de la Palma. A cet endroit, nous sommes encore à 13 kms de l’entrée du parc Corcovado (station de Los Patos), et il n’y a plus de transport en commun pour s’y rendre. Deux solutions pour y aller : la marche ou bien trouver un Taxi 4*4 pour nous y déposer. Seulement deux autres personnes sont descendus en même temps que nous à la Palma. Après quelques phrases en anglais, on se rend compte que l’on est tous les 4 français ! Aurélie et Ulrich ont le même programme que nous et ne souhaitent pas plus que nous marcher jusqu’à Los Patos. Nous nous rendons donc ensemble à l’unique Soda du coin afin de trouver un chauffeur. Le ticos derrière son comptoir semble avoir l’habitude, il passe un coup de file, et 30 min plus tard nous voyons arriver notre bétaillère 4*4 ! Le chauffeur nous propose de nous avancer de 10 kms pour 10$ par personne. Nous grimpons à l’arrière du pick-up. C’est parti pour 20 min de manège dans le lit d’une rivière. Nous nous enfonçons petit à petit vers l’inconnu.


Notre sympathique chauffeur nous dépose comme convenu au pied d’un sentier. Il est 7h15, il nous reste 2,5 kms de sérieuse grimpette pour arriver à l’entrée du parc Corcovado.

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Nous faisons nos premiers pas dans la forêt primaire. La végétation est incroyablement dense et verte ! Il fait déjà chaud et il ne nous faut pas longtemps pour être trempé de sueur. Nous tapons déjà dans nos 6 litres d’eau qui alourdissent considérablement nos sacs ! Après 1 heure de marche et l’observation de nos premiers animaux (écureuil, agouti, capucins et singe araignée), nous débouchons sur une petite clairière. Nous sommes à Los Patos !


Nos deux compagnons qui n’ont pas réservé leur droit d’accès au parc, croisent les doigts pour ne pas se faire refouler par les Rangers ! Un Ranger un peu zélé épluche notre autorisation et recontrôle nos justificatifs de paiements. Aurélie et Ulrich entament de sérieuses négociations. Heureusement pour eux, ils peuvent justifier d’une tente et de vives car il n’y a plus de place disponible à la station de la Sirena pour passer la nuit. En 30 min, ils décrochent le précieux sésame (il nous aura fallu plus d’un mois !). Il est 8h45, nous rentrons dans le parc Corcovado que le National Geographic qualifie : « d’endroit le plus extraordinaire de la planète d’un point de vue biologique ». Rien que ça ! En effet, 2,5 % de l’ensemble des espèces animales de la planète sont endémiques à la péninsule d’Osa et à Corcovado. Nous sommes à 17 kms de la station de la Sirena où nous passerons la nuit. Le chemin argileux grimpe pendant plus d’une heure. Tout semble démesuré : arbres, racines, feuilles, lianes. Impossible de s’écarter du chemin tant la végétation est exubérante.

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Côté faune, malgré l’heure déjà avancée et le bruit de nos déplacements, nous observons de magnifiques papillons Morpho (bleu électrique), des sortes de dindons, des termitières géantes et des armadas de fourmis trimballant des charges démesurées. Nous sommes 7 à faire ce parcours aujourd’hui. Un guide Costa Ricain et deux américains sont également rentrés dans Corcovado par Los Patos ce matin. Nous passons dix minutes avec eux, le guide nous montre une empreinte de Puma et des espèces de petits piranhas dans une rivière.


Côté faune, malgré l’heure déjà avancée et le bruit de nos déplacements, nous observons de magnifiques papillons Morpho (bleu électrique), des sortes de dindons, des termitières géantes et des armadas de fourmis trimballant des charges démesurées. Nous sommes 7 à faire ce parcours aujourd’hui. Un guide Costa Ricain et deux américains sont également rentrés dans Corcovado par Los Patos ce matin. Nous passons dix minutes avec eux, le guide nous montre une empreinte de Puma et des espèces de petits piranhas dans une rivière.





















Epuisés, nous nous arrêtons pour recharger les batteries. Après environ 5 heures de marche. La frayeur ! Je manque de poser le pied sur une vipère d’environ 50 cms couleur végétation ! Elle se faisait dorer dans l’herbe au soleil et détale à moins de 10 cms de ma chaussure. Vu l’isolement et la petite poignée de vipères potentiellement mortelles dans ce parc, la fin du parcours ne se fait pas dans la plus grande sérénité. Nous ne posons plus un pied sans avoir scrupuleusement observé le terrain. La fatigue se fait sentir. Les derniers Kms paraissent interminables car il n’y a aucune indication ! Après 7h45 de marche, nous arrivons enfin à la station de La Sirena. La Sirena est matérialisée par une grande bâtisse en bois et une piste herbeuse de 1 km de long conduisant à la mer. Quel bonheur de se débarrasser du sac à dos ! Nous devons justifier à nouveau de notre réservation et de nos virements auprès du Ranger qui nous montre ensuite notre chambre. La chambre est sommaire et sombre. Nous prenons nos quartiers dans notre lit superposé après avoir scruté tous les coins de la pièce. Nous installons notre moustiquaire pour la nuit puis. Nous rejoignons nos deux compagnons qui ont installé leur tente sur une grande estrade à l’intérieur du bâtiment et nous filons jusqu’à la mer avant que la nuit tombe. Les singes se balancent dans les arbres. Nous apercevons dans les hautes herbes un Tapir de Baird, sorte de petit hippopotame avec un museau proéminant. La vue sur le pacifique et la côte sauvage est splendide ! L’isolement est total ! Nous remontons la piste de nuit sous le cri terrifiant des singes hurleurs… Les panneaux solaires fournissent une heure d’électricité chaque jour. Nous en profitons pour nous doucher. Nous préparons notre diner à la lumière de la lampe frontale. Il est 20h30 quand nous rejoignons notre chambre.
Par Boivin Jerome - Publié dans : Costa Rica 2008
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